L’actu en science – 22 octobre

Les actu en science de cette semaine nous font explorer les mystères de la reproduction sexuée et de l’origine des systèmes solaires !

Souriceaux de 11 mois issus d’ovules produits artificiellements

Des gamètes, en veux tu ? En voilà !

La possibilité pour notre espèce de se reproduire en l’absence d’individus femelles fertiles se dessine de manière sérieuse ; avec tous les problèmes éthiques que posent la recherche sur la Reproduction Médicalement Assistée. A ce jour, il existe déjà des techniques favorisant la fertilisation d’un ovule, sa bonne implantation dans l’utérus et la survie de l’embryon. De même, le suivi du foetus ainsi que des conditions améliorées d’accouchement ont permis l’accès à une reproduction facilitée. Cependant, jusqu’à présent, en l’absence de gamète (cellule reproductrice) un individu ne pouvait pas envisager de produire une descendance biologique. En effet, des chercheurs de l’Université de Kyushu (Japon) ont réussi la prouesse de produire chez la souris des gamètes femelles à partir de fibroblaste, des cellules pluripotentes se trouvant dans la peau. Pour cela, il a été nécessaire de “déspécialiser” ces cellules et de leur faire suivre le parcours les transformant progressivement en gamètes, en passant notamment par deux phases de méiose. Ceci a permis de produire des gamètes sans aberrations génétiques capable de fertilisation et donnant des embryons viables. Les souriceaux nés dans ces conditions ne présentent aucunes tares jusqu’à présent mais restent sous surveillance en cas de mort prématurée. Cette prouesse technique permet d’envisager de nombreuses perspectives pour la reproduction médicalement assistés. L’on pourrait dès lors imaginer que deux hommes homosexuels puissent procréer en l’absence de femme par exemple.

Représentation d'artiste d'une étoile ayant conservée son disque proto-planétaire (crédit : Jonathan Holden/Disk Detective https://www.artstation.com/artist/gethralkin)

Représentation d’artiste d’une étoile ayant conservée son disque proto-planétaire (crédit : Jonathan Holden/Disk Detective )

Un disque de matière anormalement âgé

Dans le modèle classique de la formation des systèmes solaires, un disque de matière dit proto-planétaire gravite autour d’une jeune étoile. A force de collisions, des corps de plus en plus gros se forment et vont commencer à s’entre-attirer gravitationnellement afin de former des proto-planètes et éventuellement des planètes complètes. Ce modèle vient d’être remis sur la table par la découverte, par des astronomes professionnels ainsi qu’un consortium de citoyens scientifiques, d’un disque proto-planétaire vieux de 45 millions d’années. Gravitant autour d’une planète de type naine rouge, ce disque de matière aurait dû se dissiper il y a 15 millions d’années. Les scientifiques sont donc confrontés au problème suivant : soit l’estimation de l’âge de l’étoile est fausse soit il y a des facteurs dans la formation des planètes autour des étoiles de ce type qui nous échappent encore.

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Adrien et Hans pour Sci&Fi, transmission terminée…

Références :
Reconstitution in vitro of the entire cycle of the mouse female germ linemouse female germ line Nature, Letter
A new M-Dwarf debris disk candidate in a Young Moving Group discovered with Disk Detective. The Astrophysical Journal Letters.

Crédits visuels :
Souriceau de 11 mois – K.Hayashi, Université de Kyushu

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