L’actu en Science – 8 novembre

Salut à toutes et à tous,
En 2025, vous préféreriez a) mourir du cancer du pancréas ou b) succomber aux chaleurs ou aux froids extrêmes ? Choix Cornéliens, s’il n’en est.

Nous accusons un petit retard dans les actualités puisque nous étions tous deux en vacances et donc personne n’était resté derrière pour s’occuper des actualités !
Alors aujourd’hui l’Archéoranger vous présente deux projections qui sans vouloir vous paraitre trop alarmiste, devrait nous faire réfléchir sur l’URGENCE de faire bouger nos classes politiques au delà des tables rondes et des serrages de paluches lors des COP 21, 22 etc. On peut aussi ne rien faire et assister au cataclysme qui attend les secteurs de la santé publique et de l’environnement. A bon entendeur, salut.

Le cancer du pancréas, un fléau qui gagne du terrain

Le cancer du pancréas, un fléau qui va dramatiquement gagner du terrain pour supplanter le cancer du sein sur le podium des cancers les plus néfastes.

Le cancer du pancréas va gagner du terrain

Une étude portant sur la projection des cas de cancers du pancréas prévoit une augmentation dramatique des cas en Europe. Avec des taux variant selon les pays (voir carte ci-dessus), l’estimation moyenne est une augmentation de 50% de cas par rapport à 2010, on passerait dès lors de 76 000 cas à 111 500. Selon les projections, le cancer du pancréas supplantera le cancer du sein (qui lui connaitrait une décroissance légère) à la troisième place des cancers les plus mortels, mais sera toujours devancé par les cancers des poumons et colorectal. Selon l’organisation United European Gastroenterology (UEG) association, les deux problèmes majeurs de cette avancée est la mauvaise connaissance des symptômes liés à ce cancer et donc un dépistage plus lent ainsi que le manque d’alternatives dans son traitement ; pour le moment, seule une opération peut sauver un patient. La progression de ce cancer est alarmante car aucunes réelles avancées scientifiques n’ont été faites en 40 ans et le taux de mortalité s’accroit d’année en année. Un chiffre qui fait froid dans le dos : au moment de son diagnose, le taux de survie médian (autant de gens qui meurent avant qu’après) est de 4,6 mois. Malgré cela, la recherche sur le cancer du pancréas recevrait moins de 2% des fonds totaux alloués à la recherche sur les cancers.
L’UEG a, à ce propos, fait une vidéo d’informations sur le cancer du pancréas qui résume les points que nous avons mentionné ici : Pancreatic Cancer: Stuck in the 1970s.
A partager avec vos proches !!

Carte du Bureau de Météorologie Australien, montrant les températures atteintes le 15 Janvier 2013

Carte du Bureau de Météorologie Australien, montrant les températures atteintes le 15 Janvier 2013

La machine climatique s’est déjà emballée, qu’est-il encore possible de faire ?

Comme si les prédictions sur le climat n’étaient pas assez sinistres, une nouvelle étude simulant l’évolution du climat conclut sur le message suivant : d’ici 2025, les extrêmes d’hier et notamment de 2015, année record des maximums de températures, seront devenus la norme de demain. Les auteurs de l’étude étant Australiens, ils se sont penchés sur le cas de leur pays. Ils ont trouvé que si les émissions de gaz à effet de serre continuent à leur rythme actuel alors les maximums de température de 2013, où certaines régions ont titillés les 50C deviendront normaux d’ici 2035. S’accompagneront donc des feux de brousse d’ampleurs encore jamais atteintes et une explosion de la mortalité humaine due à la température. Ayant modélisé des scénarios comparables au niveau du monde, ils ont constaté que quoi qu’il advienne (c’est-à-dire même avec une réduction massive et immédiate des émissions de ces gaz) la température annuelle moyenne va augmenter. En clair, le point de non-retour est déjà dépassé.

La seule chose que l’on puisse faire, via une réduction sans précédent des émissions, est de permettre que les extrêmes saisonniers soient réduits à des niveaux « tolérables ». Ainsi, même si les températures annuelles moyennes au niveau mondial seront plus élevées, on pourrait encore éviter des extrêmes (de chaleur, froid, précipitations et toutes leurs conséquences) néfastes pour nous et l’environnement. Il serait peut-être temps de vraiment faire quelque chose…

 

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C’était l’Archeo-ranger pour Sci&Fi, transmission terminée…

Références :
UEG, Pancreatic cancer set to become the third biggest cancer killer in EU. Communiqué de Presse.
Lewis, S.C. et al (2016) Defining a new normal for extremes in a warming world. American Meteorological Society.

Crédits visuels :
UEG, increase rates of pancreatic cancer across EU.

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