L’actu en Science – 15 février

Chercher vous le bonheur dans la possession ou dans la relation ? Le succès de votre (futur ou présent) couple peut en dépendre ! (Crédit : wikimedia)

Problèmes conjugaux : seriez-vous trop matérialiste ?

Comment s’est passée votre Saint-Valentin ? Saviez-vous que les problèmes conjugaux sont plus prévalents lorsque l’une ou les deux personnes d’un couple marié est matérialiste ?
Etre matérialiste, si l’on s’en tient à la définition, signifie avoir un comportement orienté sur la recherche et l’obtention de possessions matérielles et en éprouver du plaisir. En s’appuyant sur un questionnaire rempli par 1310 personnes, des chercheurs étasuniens ont mise en évidence que plus une personne impartait de la valeur aux possessions matérielles moins elle en accordait au mariage et à la satisfaction qu’elle ressentait de ce dernier. Les chercheurs pensent qu’un/e matérialiste est davantage en relation proche avec ses objets qu’avec leur partenaire. Ainsi, le temps accordé à la communication, à la résolution de conflit et à l’intimité serait réduit d’où l’émergence de frictions au sein de l’unité.

Ainsi, si lors de la Saint-Valentin vous avez davantage chercher à l’impressionner avec un cadeau qu’à investir de votre temps et le/la charmer par votre présence, il est peut-être temps de s’ajuster. 😉

A bon entendeur, salut.

 

Une vue schématique de bois pendant et après le processus de condensation (Crédit : article originel, Nature)

Dur comme du bois, c’est vérifié !

Le bois est un des matériau, avec la pierre puis le métal, à avoir accompagné l’être humain dans la fabrication d’outils et d’habitats. Au cours des dernières décennies, les avancées scientifiques ont su se traduire en un foisonnement de nouveaux matériaux. Ceux-ci ont souvent supplanté le bois, à l’instar du béton, de l’acier et de certains verres. Cependant, le bois peut être facilement sourcé en quantité importante et ce avec un impact moindre sur l’écosystème dans lequel il est prélevé ou pour l’environnement à la différence des matériaux précédemment cités.

Il existe donc un intérêt à utiliser le bois et pourquoi pas le transformer, à moindre coût, en super-matériau. C’est en partie ce qu’a réussi à faire une équipe de chercheur des universités du Maryland et de Californie. En effet, en appliquant un procédé de compression à chaud, ils ont réussi à réduire de 80% l’épaisseur du bois tout en lui donnant une résistance dix fois supérieure à celle d’origine. Le processus aplatit toutes les structures tubulaires creuses du bois (les vaisseaux notamment) permettant ainsi aux fibres de se réorganiser et il en ressort une structure plus homogène et plus dense. Cela a pour conséquences de produire un matériau résistant, peu coûteux et facile à produire.

Perdre du poids peut-être difficile, surtout lorsque on le reprend immédiatement après avoir arrêté son « régime ». Ce yo-yo physiologique est en partie contrôlée par une nprotéine nommée CRAT dont la désactivation pourrait permettre de stabiliser son poids après une phase hypocalorique. (Crédit via Wikimédia)

Des régimes qui marcheront ?

A Sci&Fi, on est pas forcément fan de la piste médicamenteuse pour régler des problèmes d’ordre comportemental ou alimentaire. Toutefois, une nouvelle piste d’aide à la stabilisation de la perte de poids serait possible en contrôlant spécifiquement l’activité de certains neurones.

S’imposer un régime hypocalorique voire s’obliger à une période de jeûne va effectivement obliger le corps à puiser dans ses réserves de graisse pouvant contribuer à l’amincissement d’une personne. Toutefois, une fois cette période de “régime” achevée, il se trouve que la plupart d’entre nous vont reprendre rapidement ce poids. Ceci est dû à l’activité des neurones AgRP (Agouti-related peptide soit peptide lié à l’Agouti). Ces derniers, en temps de manque de nourriture, vont envoyer un signal afin de faire baisser l’activité métabolique et favoriser le maintien des graisses. Ce mécanisme est important dans le contexte de survie où l’individu doit utiliser moins de ressources énergétiques et les reformer au plus tôt sitôt une période maigre ou d’absence de nourriture terminée.

Ce mécanisme joue contre nous dans l’époque moderne. En majeure partie sédentaire, avec des moyens de transports auto-mobile et un accès constant à de la nourriture riche. Perdre du poids, quelle qu’en soit la raison, sera toujours interprété par le cerveau comme une mise en danger de l’individu et allumera ce procédé de survie. Cela peut conduire à un poids qui oscille beaucoup.

Une étude menée aux Etats-Unis a poussé la connaissance un peu plus loin. Une nouvelle protéine nommée Crat (carnitine acetyltransferase) a été découverte qui régulerait l’activité de ces neurones. Lorsque cette protéine est absente chez des souris modèles, les chercheurs ont remarqué que celles-ci perdaient davantage de tissus graisseux et ne reprennaient que peu de poids après un régime hypocalorique ou un jeûne. Il est possible d’imaginer que les futurs traitement médicalisé pour la perte de poids cibleront cette molécule, ainsi la personne réduisant sa portion alimentaire et augmentant son exercice physique sera bien plus à même de brûler ses graisses et surtout ne pas les renflouer dès qu’elle se laisse aller.

 

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C’était l’Archeo-ranger et le Conteur pour Sci&Fi, transmission terminée…

Références :
Ref 1 : Money Over Marriage: Marriage Importance as a Mediator Between Materialism and Marital Satisfaction. Journal of Family and Economic Issues.
Ref 2 : Processing bulk natural wood into a high-performance structural material. Nature.
Ref 3 : AgRP Neurons Require Carnitine Acetyltransferase to Regulate Metabolic Flexibility and Peripheral Nutrient Partitioning. Cell Reports.

 

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