Archives par auteur: Hans

L’actu en Science – 15 novembre

Twitter prendra-t-il le pas sur des sceaux traditionnels de qualité et sur les moyens de diffusions de la recherche scientifique ? On parle aussi d’une invention non révolutionnaire mais efficace pour purifier l’eau.

Twitter, le petit oiseau qui en dit beaucoup

Twitter, le petit oiseau qui en dit beaucoup

Twitter, un indice de citations plus fiable que le facteur d’impact des journaux scientifiques ?

La recherche est un processus qui demande une validation constante du travail qu’elle produit. Et même si des erreurs peuvent se glisser dans ce processus (eh oui, il est arrivé que des articles fallacieux ayant berné les jurys aient été publié avant d’être retirés), cette validation, elle, reste omniprésente. On retrouve donc comme mètre étalon du travail d’un chercheur, ses publications mais surtout les journaux dans lesquels celles-ci sont publiées. Normalement, plus le facteur d’impact d’un journal est important plus la publication soumise a de chance d’être citée et donc d’être valorisée par la suite. Cependant, il semble qu’avec les avancées apportées par les réseaux sociaux, le facteur d’impact d’un journal ne pèse plus autant dans la balance des citations. En effet, en prenant un échantillons de plusieurs articles d’écologie publiés dans des revues “prestigieuses”, il semblerait que sur 5 ans la diffusion de ceux-ci sur Twitter soit un meilleur marqueur que le facteur d’impact du journal pour prévoir le nombre de citations de ceux-ci.

Si il est impossible d’extraire une conclusion définitive de ce seul article, celui-ci amène à plusieurs questions : le futur de la Science et de la recherche ne se situe-t-il pas dans un format de publication et de communication plus en lien avec la multiplicité de publics qu’elles interrogent et interpellent ? Au contraire, le ‘marketing du savoir’ ne tendra-t-il pas occulter des publications de grandes qualités mais foncièrement moins « sexy », d’un anglais plus limité (d’auteurs non anglophone) voire juste écrites de manière moins vendeuse ?

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L’actu en science – 22 octobre

Les actu en science de cette semaine nous font explorer les mystères de la reproduction sexuée et de l’origine des systèmes solaires !

Souriceaux de 11 mois issus d’ovules produits artificiellements

Des gamètes, en veux tu ? En voilà !

La possibilité pour notre espèce de se reproduire en l’absence d’individus femelles fertiles se dessine de manière sérieuse ; avec tous les problèmes éthiques que posent la recherche sur la Reproduction Médicalement Assistée. A ce jour, il existe déjà des techniques favorisant la fertilisation d’un ovule, sa bonne implantation dans l’utérus et la survie de l’embryon. De même, le suivi du foetus ainsi que des conditions améliorées d’accouchement ont permis l’accès à une reproduction facilitée. Cependant, jusqu’à présent, en l’absence de gamète (cellule reproductrice) un individu ne pouvait pas envisager de produire une descendance biologique. En effet, des chercheurs de l’Université de Kyushu (Japon) ont réussi la prouesse de produire chez la souris des gamètes femelles à partir de fibroblaste, des cellules pluripotentes se trouvant dans la peau. Pour cela, il a été nécessaire de “déspécialiser” ces cellules et de leur faire suivre le parcours les transformant progressivement en gamètes, en passant notamment par deux phases de méiose. Ceci a permis de produire des gamètes sans aberrations génétiques capable de fertilisation et donnant des embryons viables. Les souriceaux nés dans ces conditions ne présentent aucunes tares jusqu’à présent mais restent sous surveillance en cas de mort prématurée. Cette prouesse technique permet d’envisager de nombreuses perspectives pour la reproduction médicalement assistés. L’on pourrait dès lors imaginer que deux hommes homosexuels puissent procréer en l’absence de femme par exemple.

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Critique Docu – Private Life of a Cat

Salut à toutes et à tous,

En attendant le retour de l’Esperluette, Hans vous présente la première vidéo d’une série expérimentale de critiques de documentaires. Du nanar aux blockbusters, beaucoup de vidéos décryptent les films de fictions mais quid des documentaires ? Cette série sera l’occasion pour nous de vous présenter des documentaires qui nous ont marqué, que ce soit par leur contenu ou leur forme, et que nous avons envie de vous faire découvrir.

Dans ce premier épisode, nous traiterons de Private Life of a Cat, datant de 1947, ce qui en fait l’un des premiers documentaires animaliers, rendu possible par l’apparition des caméras portatives. En noir et blanc et muet, ce document possède malgré tout un montage et une réalisation pensée, il y a une histoire à proprement parler ; les bases du documentaire étaient déjà posées.

Aller, laisser les bobines rouler !

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Adrien et Hans pour Sci&Fi, transmission terminée…

Un instantané vieux de 3,4 milliard d’années

Il y a des choses incroyables à découvrir dans le monde de la paléontologie et de l’archéologie et puis il y a ceci. Un truc qui surpasse tout le reste. En effet, nous allons découvrir un fossile vieux de 3,4 milliard d’années. Il s’agit donc d’un objet qui daterait donc de l’ère où la Vie serait apparue sur Terre. Et nous ne vous parlons pas d’une découverte poussiéreuse, non, non, il s’agit d’une découverte datant (tout juste) de la semaine dernière.

Photographie d'un tapis microbien fossilisé

Photographie de la formation rocheuse étudiée. Sur le plan rapproché à droite, des feuillets fins (des laminations) peuvent être observés (repris de l’article de Duda et al.).

Ces types de fossiles sont appelés des stromatolithes, (suite…)

Un nouveau venu dans notre famille

Il est assez peu commun d’ajouter un nouveau membre à la famille Homo, mais c’est pourtant ce qui arriva l’année dernière. Homo naledi, un parent de notre espèce jusqu’alors inconnu a été ajouté à l’arbre évolutif déjà complexe du genre Homo. A Sci&Fi, nous aurions aimés que cet autre humain soit encore présent de nos jours, ne serait-ce pas fantastique d’avoir un miroir de notre propre humanité à cette époque qui est la nôtre ? Qui sait comment l’Histoire se serait déroulée alors ? Mais trêve de digression revenons en au sujet…

Assemblage d'un fossile d Homo naledi

Homo naledi, assemblage de certains des ossements retrouvés (image tirée de Berger et al.)

Plus de 15 000 fragments de squelettes représentant au moins 15 individus ; (suite…)

Un poil ancestral

Fossil of Spinolestes

Restes fossilisés de Spinolestes xenarthrosus

Voici Spinolestes xenarthrosus, ou fur ball (la boule de poil) comme les média l’ont surnommé. Mais cela ne lui rend pas justice car cet ancien animal est la preuve la plus ancienne de nombreux traits. Bien qu’il soit difficile de l’apprécier sur la photo, il possède un des éléments les plus basiques qui identifie les mammifère modernes : les poils. En effet, sa peau et son pelage sont très semblable à ceux des mammifères actuels, jusque là rien d’extraordinaire si ce n’est que celui a 125 millions d’années !
Il y a quelques détails intéressants concernant cet animal. (suite…)

Une indétectable coopération

Certaines découvertes n’attendent que d’être faites. En 2012, l’une d’entre elles a été faite sur une dalle de pierre datée de 453 à 458 millions d’années qui reposait dans un musée depuis plus d’un siècle. Sur celle-ci a été découvert une colonie de plancton préhistorique où les espaces occupés par les différents individus sont en fait connectés entre eux. Une particularité unique à cette espèce ou étant passée inaperçue chez les espèces parentes de celle-ci.
Graptolite specimen - Dicranograptus aff. ramosus

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La plus ancienne plante terrestre

Plus vieux fossiles de plantes - spores d'hépatiquesCe que vous contemplez ici sont les restes de plantes les plus anciens jamais découverts. En réalité, il s’agit de spores (de cryptospores pour être exact) ne faisant pas plus de 40 micromètres de large et provenant d’au moins cinq espèces différentes. En datant les roches les contenant, l’on a pu s’apercevoir que celles-ci avaient entre 471 et 473 millions d’années ! Aucunes des espèces produisant ces spores n’a survécu jusqu’à aujourd’hui ; mais leurs descendantes, elles, ont perduré. Elles forment une clade (“très grand groupe d’animaux ou de plantes descendant d’ancêtres communs”, Larousse.fr) de plantes primitives, (suite…)