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L’OFS, le nouveau savon écologique, renouvelable et rentable : une mini révolution ?

Un nouveau procédé de création de savon est actuellement en train d’être testé et les perspectives en termes de coûts économique et environnementale sont impressionnantes, ce serait un belle correction de trajectoire dans notre société déjà, ô combien, polluante. On pourrait se débarrasser de 6 à 22% des molécules dans nos produits d’entretien et d’hygiène corporelle qui se trouvent être à la fois gourmandes en énergie à synthétiser et aussi de grosses sources de pollution (au phosphate notamment). Un coup double rendu possible par une petite mais significative avancée dans le design même de la molécule de savon.

Mais commençons par faire quelque rappels, voulez-vous ? Une molécule de savon (dite tensioactive pour être exact), c’est, en gros, une jonction de deux groupements chimiques. D’un côté, un groupement hydrophile (c’est à dire miscible dans l’eau) et de l’autre un groupement hydrophobe (c’est à dire attiré par les corps gras/huileux). Ainsi, une molécule de savon peut à la fois se lier aux tâches sur les vêtements et être soluble dans l’eau ; ainsi lorsque vous videz l’eau de la machine, les corps gras/huileux sont emportés avec car ils sont liés au savon. Ça c’est la base du fonctionnement de nos produits détergents et d’hygiène.

Structure de la nouvelle molécule de savon en cours de développement et de tests de foncitonnalité (crédit : ACS Central Science).

Structure de la nouvelle molécule de savon en cours de développement et de tests de fonctionnalités (crédit : ACS Central Science).

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L’actu en Science – 15 novembre

Twitter prendra-t-il le pas sur des sceaux traditionnels de qualité et sur les moyens de diffusions de la recherche scientifique ? On parle aussi d’une invention non révolutionnaire mais efficace pour purifier l’eau.

Twitter, le petit oiseau qui en dit beaucoup

Twitter, le petit oiseau qui en dit beaucoup

Twitter, un indice de citations plus fiable que le facteur d’impact des journaux scientifiques ?

La recherche est un processus qui demande une validation constante du travail qu’elle produit. Et même si des erreurs peuvent se glisser dans ce processus (eh oui, il est arrivé que des articles fallacieux ayant berné les jurys aient été publié avant d’être retirés), cette validation, elle, reste omniprésente. On retrouve donc comme mètre étalon du travail d’un chercheur, ses publications mais surtout les journaux dans lesquels celles-ci sont publiées. Normalement, plus le facteur d’impact d’un journal est important plus la publication soumise a de chance d’être citée et donc d’être valorisée par la suite. Cependant, il semble qu’avec les avancées apportées par les réseaux sociaux, le facteur d’impact d’un journal ne pèse plus autant dans la balance des citations. En effet, en prenant un échantillons de plusieurs articles d’écologie publiés dans des revues “prestigieuses”, il semblerait que sur 5 ans la diffusion de ceux-ci sur Twitter soit un meilleur marqueur que le facteur d’impact du journal pour prévoir le nombre de citations de ceux-ci.

Si il est impossible d’extraire une conclusion définitive de ce seul article, celui-ci amène à plusieurs questions : le futur de la Science et de la recherche ne se situe-t-il pas dans un format de publication et de communication plus en lien avec la multiplicité de publics qu’elles interrogent et interpellent ? Au contraire, le ‘marketing du savoir’ ne tendra-t-il pas occulter des publications de grandes qualités mais foncièrement moins « sexy », d’un anglais plus limité (d’auteurs non anglophone) voire juste écrites de manière moins vendeuse ?

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L’actu en Science – 8 novembre

Salut à toutes et à tous,
En 2025, vous préféreriez a) mourir du cancer du pancréas ou b) succomber aux chaleurs ou aux froids extrêmes ? Choix Cornéliens, s’il n’en est.

Nous accusons un petit retard dans les actualités puisque nous étions tous deux en vacances et donc personne n’était resté derrière pour s’occuper des actualités !
Alors aujourd’hui l’Archéoranger vous présente deux projections qui sans vouloir vous paraitre trop alarmiste, devrait nous faire réfléchir sur l’URGENCE de faire bouger nos classes politiques au delà des tables rondes et des serrages de paluches lors des COP 21, 22 etc. On peut aussi ne rien faire et assister au cataclysme qui attend les secteurs de la santé publique et de l’environnement. A bon entendeur, salut.

Le cancer du pancréas, un fléau qui gagne du terrain

Le cancer du pancréas, un fléau qui va dramatiquement gagner du terrain pour supplanter le cancer du sein sur le podium des cancers les plus néfastes.

Le cancer du pancréas va gagner du terrain

Une étude portant sur la projection des cas de cancers du pancréas prévoit une augmentation dramatique des cas en Europe. Avec des taux variant selon les pays (voir carte ci-dessus), l’estimation moyenne est une augmentation de 50% de cas par rapport à 2010, on passerait dès lors de 76 000 cas à 111 500. Selon les projections, le cancer du pancréas supplantera le cancer du sein (qui lui connaitrait une décroissance légère) à la troisième place des cancers les plus mortels, mais sera toujours devancé par les cancers des poumons et colorectal. Selon l’organisation United European Gastroenterology (UEG) association, les deux problèmes majeurs de cette avancée est la mauvaise connaissance des symptômes liés à ce cancer et donc un dépistage plus lent ainsi que le manque d’alternatives dans son traitement ; pour le moment, seule une opération peut sauver un patient. La progression de ce cancer est alarmante car aucunes réelles avancées scientifiques n’ont été faites en 40 ans et le taux de mortalité s’accroit d’année en année. Un chiffre qui fait froid dans le dos : au moment de son diagnose, le taux de survie médian (autant de gens qui meurent avant qu’après) est de 4,6 mois. Malgré cela, la recherche sur le cancer du pancréas recevrait moins de 2% des fonds totaux alloués à la recherche sur les cancers.
L’UEG a, à ce propos, fait une vidéo d’informations sur le cancer du pancréas qui résume les points que nous avons mentionné ici : Pancreatic Cancer: Stuck in the 1970s.
A partager avec vos proches !!

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L’actu en Science – 29 octobre

Salut à toutes et à tous,
Cette semaine on parle du fait que la peau tendue d’animal comme style de déco d’intérieur remonterait à, au moins, la Préhistoire ; c’est en tout cas ce que laisse entendre la découverte d’os de lion des cavernes dans une grotte en Espagne. On parle aussi des insectes dans l’alimentation. Acclamé comme le moyen de sauver l’humanité, ils ne semblent malgré tout pas en mesure de satisfaire tous nos besoins pour être en bonne santé. A découvrir plus bas….

Crâne de Panthera spelaea exposé au Muséum de Toulouse

Crâne de Panthera spelaea exposé au Muséum de Toulouse (Crédit : Wikimedia)

Dégriffe sur peau de lion

La relation entre les humains et Panthera spelaea (le lion des cavernes) continue de confondre les archéologues. Au Pléistocène, le lion des cavernes peuplant l’Eurasie, a dû rencontrer nos ancêtres de nombreuses fois voire même entrer en compétition pour l’utilisation des grottes où sapiens s’abritait également. Ce qui est moins clair, c’est pourquoi l’on retrouve, de temps à autre, des restes de lion clairement travaillés par l’Homme. En l’occurrence, dans la grotte de La Garma en Espagne, des archéologues viennent de retrouver 9 os portant les griffes qui présentent des marques. Celles-ci ressemblent étonnamment à celles que les chasseurs ou taxidermistes font lorsqu’ils souhaitent récupérer la peau entière avec les griffes d’un animal. Les archéologues en ont inféré que ces os sont les vestiges d’une peau tendue, qui elle n’a pas survécu au temps.
Si c’était réellement le cas, les questions de savoir si nos ancêtres chassaient le lion et pour quelles raisons se posent. S’agissaient-ils d’une pratique avant tout alimentaire, d’une pratique culturelle (comme la chasse au trophée moderne) voire peut-être spirituelle (la symbolique du lion existait peut-être sous une forme ou une autre).
Il est toutefois possible que les quelques trouvailles de restes de lion des montagnes soient plus liées à des découvertes fortuites d’animaux déjà morts ; les humains préhistoriques auraient donc pu simplement faire usage des dépouilles. Quoi qu’il en soit, il semblerait que la pratique de décoration d’intérieur avec des peaux tendus ait déjà existé à cette époque reculée…

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Le siège de Titus révélé par ses munitions

Comme un testament de la véracité des dires des anciens historiens tel Flavius Josèphe, des fouilles archéologiques ont révélé des traces d’un ancien siège monumental dans l’ancienne province romaine de Judée.

L’année est 69 après J.C., dans une période que les historiens actuels appellent la Première Guerre de Judée, après qu’une révolte contre l’hégémonie romaine ait mis en déroute plusieurs contingents de légionnaires et les provinces de Judée et Galilée alors passées sous contrôle Juif, la situation change. Titus fils du nouvellement nommé Empereur Vespasien, est nommé responsable de la Guerre de Judée à la place de son père. En 70, il marche sur Jérusalem avec quatre légions et des renforts pris dans d’autres colonies, ce qui comptabilisent environ 50 000 hommes. En face, Jérusalem était tenue par diverses factions Juives totalisant environ 23 400 hommes. Entre mai et octobre de 70, les Romains assiègent la ville et percent successivement les trois rangées de murs avant de finalement atteindre le cœur symbolique de Jérusalem, son Temple.

Site de fouille russe à Jérusalem, les pierres sphériques sur la droite sont les munitions des frondes ou balistes romaines (appelées balles, comme pour les armes à feu) et à gauche la base du fameux troisième mur de Jérusalem (crédit : Yoli Shwartz des Israel Antiquities Authorities)

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L’actu en science – 22 octobre

Les actu en science de cette semaine nous font explorer les mystères de la reproduction sexuée et de l’origine des systèmes solaires !

Souriceaux de 11 mois issus d’ovules produits artificiellements

Des gamètes, en veux tu ? En voilà !

La possibilité pour notre espèce de se reproduire en l’absence d’individus femelles fertiles se dessine de manière sérieuse ; avec tous les problèmes éthiques que posent la recherche sur la Reproduction Médicalement Assistée. A ce jour, il existe déjà des techniques favorisant la fertilisation d’un ovule, sa bonne implantation dans l’utérus et la survie de l’embryon. De même, le suivi du foetus ainsi que des conditions améliorées d’accouchement ont permis l’accès à une reproduction facilitée. Cependant, jusqu’à présent, en l’absence de gamète (cellule reproductrice) un individu ne pouvait pas envisager de produire une descendance biologique. En effet, des chercheurs de l’Université de Kyushu (Japon) ont réussi la prouesse de produire chez la souris des gamètes femelles à partir de fibroblaste, des cellules pluripotentes se trouvant dans la peau. Pour cela, il a été nécessaire de “déspécialiser” ces cellules et de leur faire suivre le parcours les transformant progressivement en gamètes, en passant notamment par deux phases de méiose. Ceci a permis de produire des gamètes sans aberrations génétiques capable de fertilisation et donnant des embryons viables. Les souriceaux nés dans ces conditions ne présentent aucunes tares jusqu’à présent mais restent sous surveillance en cas de mort prématurée. Cette prouesse technique permet d’envisager de nombreuses perspectives pour la reproduction médicalement assistés. L’on pourrait dès lors imaginer que deux hommes homosexuels puissent procréer en l’absence de femme par exemple.

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Le tank aux traits de girafe

Reconstruction 'une espèce non-identifiée de Sivatherium par Heinrich Harder via Wikimedia

Reconstruction artistique d’une espèce non-identifiée de Sivatherium par Heinrich Harder via Wikimedia

Si je vous dis qu’un gros animal éteint dont le nom est Sivatherium giganteum, que le nom giganteum n’a pas été choisi par hasard, et que c’est une sorte de tank sur pattes de plus d’une tonne, alors vous êtes peut-être en train d’imaginer un ancêtre des éléphants ou des rhinocéros ? Eh bien, non, celui-ci se trouve aussi être un lointain cousin des girafes. C’est pour ça que j’adore le Néogène, on y trouve tout un tas de créatures qui ressemblent presque à nos animaux actuels mais pas tout à fait, avec des proportions bizarres ou gigantesques, des têtes différentes, mais bref, je m’égare….

Les deux genres restants de la famille des Giraffidés : la girafe et  l’okapi

Dans nos temps modernes, il ne reste plus que deux genres de la clade des Giraffidés. On trouve bien sûr l’iconique girafe que nous connaissons bien ainsi que le plus élusif okapi. Mais aujourd’hui ce qui nous intéresse, c’est une toute autre branche de la famille des Giraffidés, le genre Sivatherium, qui au lieu de devenir long et gracile est allé dans l’autre sens, ils sont juste devenus massifs. On sait peu de choses du genre Sivatherium mais il est intéressant de noter que les quatre espèces étaient plus robustes et avaient un cou beaucoup plus courts que la girafe moderne. Il est fascinant de noter que le dernier représentant du genre s’est probablement éteint il y a seulement 8000 ans. En effet, Sivatherium maurusium, serait même le sujet de certaines peintures rupestres que l’on retrouve à la fois en Afrique et en Inde.

Art rupestre d'Inde à priori représentant un Sivatherium

Art rupestre d’Inde à priori représentant un Sivatherium


Art rupestre d'Afrique à priori représentant un Sivatherium

Art rupestre du Sahara à priori représentant un Sivatherium

Sur la photo des girafes, on voit clairement ce type de « cornes » qu’elles ont. En réalité, ces appendices crâniens se nomment des ossicônes. Bien que les espèces récentes n’en présentent qu’une seule paire, les espèces du genre Sivatherium en possédaient deux paires, ce qui aura son importance un peu plus tard. Mais revenons à l’histoire qui nous intéresse aujourd’hui.

Christopher Basu et ses collègues du Royal Veterinary College en Grande-Bretagne ont fait des mesures de restes de Sivatherium giganteum qui étaient stockés au Muséum d’Histoire Naturelle de Londres. Ces restes proviennent d’au moins trois individus différents, tous adultes, et ont été découverts en Inde en 1830 au pied des montagnes de l’Himalaya.

Ils ont fait appel à une méthode dont la première étape porte sur la reconstitution d’un animal type sur ordinateur à partir des fragments de son squelette. Pour cela, il faut prendre plusieurs clichés des mêmes objets et sous différents angles. En combinant ces clichés avec un programme spécialisé, on est à même de faire une reconstitution digitale en 3D des objets photographiés – un processus qui s’appelle la photogrammétrie soit en dit en passant. Il faut aussi combler le vide des os manquants. Ceci se fait en estimant la taille de l’os manquant en ajustant les dimensions d’un os d’une espèce voisine ou en estimant à partir de proportions génériques pour cette famille. A ce stade, le squelette de l’animal peut enfin être reconstituer.

reconstitution du squelette du Sivatherium gigantheum (crédits : C. Basu)

Reconstitution digitale du squelette du Sivatherium gigantheum (crédits : C. Basu)

Après, l’idée est de mettre de la viande et de la peau sur ses os digitalisés si je puis dire, donner corps à ce squelette en 3D. Cette méthode permet, enfin, d’estimer son poids. C’est là que ça se complique, car comment peut-on connaître la charpente d’un animal éteint ? Malheureusement, il n’y a pas de solutions miracles. On peut passer par une estimation via son volume (et sa densité) supposé, une autre méthode standard consiste à utiliser la circonférence de l’humérus (l’os du bras) avec la supposition que plus l’animal est lourd plus son humérus est développé ou la dernière méthode usuelle est d’utiliser la circonférence de la cage thoracique.

Dans notre cas, les chercheurs ont utilisé les trois méthodes. Sans surprise, chaque méthode donnent des résultats différents. Ils se sont donc arrêtés sur un poids de 1200 kilos soit 1,2 tonnes ! Et encore,selon leurs dires, c’est une estimation conservatrice se situant probablement dans la limite inférieure du poids réel de l’animal ! Oui, voyez-vous, ils ont omis de leur analyse la masse des deux paires d’ossicônes et chez les mâles ces appendices peuvent être très larges. Ces ossicônes devaient être tellement lourds que le centre de gravité de l’animal s’est déplacé vers l’avant et il a dû développé une ossature et une musculature en conséquence. Donc, si on résume : 1,2 tonnes pour environ 1,8 mètres au garrot cela reste somme toute un petit représentant de l’espèce…

Si vous voulez avoir une image en tête, c’est en gros le poids de 15 humains de 80 kilos. Même les taureaux de combats espagnols ne pèsent qu’à peine la moitié de cela, c’est pour vous dire. Avec ses 1,8 mètres au garrot, l’animal qui lui ressemblerait le plus en terme de physionomie serait un cheval de trait mais alors un qui serait vraiment massif, un vrai tank en somme. Les batailles d’antan à dos de chevaux auraient eu une autre tête avec le S. giganteum comme monture…

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Explorons le passé, interrogeons le présent et rêvons le futur sur Sci&Fi.
C’était l’Archeo-ranger pour Sci&Fi, transmission terminée…

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Référence :
Basu et al. (2016) The extinct, giant giraffid Sivatherium giganteum: skeletal reconstruction and body mass estimation. Biology Letters.

Crédits visuels :
Okapi par Radio Okapi via Flickr.
Combat de girafes dans la réserve d’Ithala, KwaZulu-Natal du Nord (Afrique du Sud) via Wikimedia.

L’actu en science – 15 octobre

Salut à toutes et à tous,
comme vous le voyez Sci&fi change progressivement, nouvelle bannière, nouvelle structure et maintenant un format plus « web » aux actualités. C’est aussi un peu la raison de notre absence d’actualités en début de mois, le singe de l’espace qui devait s’occuper du code ne s’y connaissait qu’à peine ! Enfin, bref, pour nous rattraper on va aborder beaucoup de sujets cette semaine. On va parler du sacrifice que font les mâles d’une certaine espèce d’araignée, apparemment croquer papa permet à maman d’avoir de plus beaux bébés.

La femelle et le mâle de l'espece ????

La femelle et le mâle de Dolomedes tenebrosus

Auto-sacrifice paternel

Les mâles de l’espèce Dolomedes tenebrosus, une fois la copulation achevée, meurent spontanément et sont cannibalisés par la femelle. En laboratoire, il a été montré que cette consommation du mâle produit de jeunes araignées plus grosses, résistantes et nombreuses. C’est un mystère biologique puisque même en offrant à la femelle un criquet de taille comparable (et donc une source de nourriture à priori comparable), ces bénéfices sur la progéniture ne sont pas visibles. Reste à comprendre ce qui peut pousser les mâles à se sacrifier et pourquoi c’est uniquement la consommation du mâle par la femelle qui donne une descendance plus vivace.

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A-t-on rencontré les Hobbits ?

C’est une déception pour être honnête. J’ai toujours aimé l’histoire de la découverte de Homo floresiensis, ce « petit d’homme » qui tel Mowgli n’était pas tout à fait humain, était petit et courait probablement la forêt indonésienne. Dans les premiers articles portant sur cette nouvelle espèce du genre Homo, les dates provisoires données par les paléontologues faisaient remonter son extinction à seulement -10 000 ans avant J.C.. Pour moi, c’était formidable, cela voulait dire qu’il y aurait eu 40000 ans d’écoulés entre l’arrivée des Homo Sapiens et la fin de florensiensis. Je m’étais toujours demandé à quoi ressemblait la cohabitation sur cette île de Florès avec une espèce qui devait nous ressembler mais pas suffisamment pour qu’on sache qu’elle était différente. Ainsi, je me demandais : quelles étaient leur relations ? Amicales, indifférentes ou belliqueuses ?

Deux reconstructions différentes de Homo Floresiensis. Notre espèce les ont-t-ils croisé ?

Deux reconstructions différentes de Homo floresiensis. Notre espèce les ont-t-ils croisé ? Et si oui, quelles ont pu être les relations entre deux espèces se ressemblant vaguement et fabriquant des outils de pierre donc disposant d’un certain degré d’intelligence ?

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L’actu en Science – 29 septembre

Zika semble devenir de plus en plus potent à mesure que de nouvelles souches apparaissent ou mutent, ce qui est inquiétant…
En plus positif, il est possible que le coraux malgré leur inhérente fragilité au changement climatique y survivent malgré tout, selon un nouveau modèle du bilan thermique des océans.

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Explorons le passé, interrogeons le présent et rêvons le futur sur Sci&Fi.
Adrien pour Sci&Fi, transmission terminée…

Références :
Lowe, J.R et al (2016) Rising sea levels will reduce extreme temperature variations in tide-dominated reef habitats. Science advances.
Yin, Y. et al. (2016) Epidemiologic investigation of a family cluster of imported ZIKV cases in Guangdong, China: probable human-to-human transmission. Emerging Microbes and Infections.

Images :
Coraux d’australie et Aedes via Wikimedia.