Archives de mots clés: insecte

L’actu en Science – 15 février

Bienvenue internet,

Bonne année, en retard certes, mais tout de même ! Cette semaine on parle d’une fourmi qui, pardonnez la facétie, a un coléoptère collé au cul. Par ailleurs, l’on se penche aujourd’hui sur un possible lien entre la diminution de la prise de nourriture et le ralentissement du vieillissement, et ce grâce à un meilleur fonctionnement des ribosomes.

N. kronaueri, ne lâchant pas l’affaire, attaché à la base de l’abdomen d’une fourmi légionnaire (crédit : Figure 1C de l’article)

L’auto-stoppeur est un coléoptère

Vous avez peut-être vu passer ces derniers jours cette image d’une fourmi légionnaire (Eciton mexicanum) capable de doubler la puissance de son twerk grâce à un double postérieur. Et vous avez même peut-être appris qu’il ne s’agissait pas d’une facétie de l’évolution mais d’un coléoptère, Nymphister kronaueri, qui s’accroche à la base de l’abdomen pour voyager à l’oeil. Ce que nous raconte finalement cette histoire c’est que parfois de nouvelles espèces sont sous nos yeux mais savent parfois, tels des ninja, se fondre dans leur environnement.

On peut se demander comment la fourmis ne repère pas ce resquilleur un peu trop affectueux. Et bien, ce coléoptère myrmécophile (qui aime les fourmis) possède en réalité des glandes sécrétant des composés apaisant son hôte.

Et si vous vous interrogez sur les raisons qui poussent ce petit arthropode à s’agripper ainsi, il s’agit d’un moyen pour eux de suivre la colonie de fourmis légionnaires dans ces changements de camps régulier. En effet, cette espèce à une relation particulière avec ces fourmis dont elle semble dépendre au point de s’adapter pour mieux la suivre sans que l’on sache encore précisément la relation exacte entre les deux espèces. Ce qui est certain, en revanche, c’est que les colonies de fourmis, non s’en rappeler celles de notre espèce, créent de par leur existence un écosystème complexe au sein duquel évoluent plusieurs autres espèces.

D’ailleurs, l’écosystème qui entoure les civilisations myrmécoles semble au final bien plus complexe et intriqués qu’aux premiers abords. Amenant à s’interroger sur le nombres d’espèces encore à découvrir autour de ces sociétés fourmillantes ? Seul les découvertes futures nous le diront.

(suite…)

L’actu en Science – 29 octobre

Salut à toutes et à tous,
Cette semaine on parle du fait que la peau tendue d’animal comme style de déco d’intérieur remonterait à, au moins, la Préhistoire ; c’est en tout cas ce que laisse entendre la découverte d’os de lion des cavernes dans une grotte en Espagne. On parle aussi des insectes dans l’alimentation. Acclamé comme le moyen de sauver l’humanité, ils ne semblent malgré tout pas en mesure de satisfaire tous nos besoins pour être en bonne santé. A découvrir plus bas….

Crâne de Panthera spelaea exposé au Muséum de Toulouse

Crâne de Panthera spelaea exposé au Muséum de Toulouse (Crédit : Wikimedia)

Dégriffe sur peau de lion

La relation entre les humains et Panthera spelaea (le lion des cavernes) continue de confondre les archéologues. Au Pléistocène, le lion des cavernes peuplant l’Eurasie, a dû rencontrer nos ancêtres de nombreuses fois voire même entrer en compétition pour l’utilisation des grottes où sapiens s’abritait également. Ce qui est moins clair, c’est pourquoi l’on retrouve, de temps à autre, des restes de lion clairement travaillés par l’Homme. En l’occurrence, dans la grotte de La Garma en Espagne, des archéologues viennent de retrouver 9 os portant les griffes qui présentent des marques. Celles-ci ressemblent étonnamment à celles que les chasseurs ou taxidermistes font lorsqu’ils souhaitent récupérer la peau entière avec les griffes d’un animal. Les archéologues en ont inféré que ces os sont les vestiges d’une peau tendue, qui elle n’a pas survécu au temps.
Si c’était réellement le cas, les questions de savoir si nos ancêtres chassaient le lion et pour quelles raisons se posent. S’agissaient-ils d’une pratique avant tout alimentaire, d’une pratique culturelle (comme la chasse au trophée moderne) voire peut-être spirituelle (la symbolique du lion existait peut-être sous une forme ou une autre).
Il est toutefois possible que les quelques trouvailles de restes de lion des montagnes soient plus liées à des découvertes fortuites d’animaux déjà morts ; les humains préhistoriques auraient donc pu simplement faire usage des dépouilles. Quoi qu’il en soit, il semblerait que la pratique de décoration d’intérieur avec des peaux tendus ait déjà existé à cette époque reculée…

(suite…)